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Dans ta zone de lenteur


de Léa Boisset
et Koloina Rabemananjara.
19,8 x 14,8 cm, 54 pages,
300 exemplaires.
Editions les murmurations, 2026.

Anabase amoureuse, Dans ta zone de lenteur chemine de l’océan (“Canal central mer”) aux montagnes (“Roches, conditions claires”), en passant par la forêt (“Tunnel radial terre”). La narratrice marche à travers des états d’amours queer, qu’elle explore et recompose pour l’émancipation de chacun·e. Elle marche aussi à travers des mythes anciens du Mahâbhârata, qu’elle réinvente pour se libérer des codes patriarcaux et retrouver Sakuntala et Damayanti loin des diktats.


“d’abord sirène des profondeurs dont le chant envoûtant ne résonne jamais sans menace des fonds d’une mer occulte ou protectrice, le livre la ramène à la terre et aussitôt au danger — s’y multiplient jeux de pouvoir, combats, pièges et fatigues, jalousies —, avant d’esquisser, zarathoustra des amours libres, une ascension finale en montagne, dans des hauteurs sans plus de traque et des « conditions claires », jusqu’à atteindre enfin la dite « zone de lenteur », zone fragile et fine plutôt que vaste, « une crête étroite, utopique et entre deux versants », où l’amour aurait enfin trouvé un équilibre — pris pied.”
extrait de la recension Léa Boisset : Sanskrit lovers (Dans ta zone de lenteur) de Léo Dekovski pour Collatéral