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Le lieu de l’écrit


de Louise Desbrusses.
16,5 x 12,5 cm, 20 pages,
100 exemplaires.
Editions les murmurations, 2026.

Le lieu de l’écrit est une suite de constats numérotés. Allant de la description de sa situation d’écriture à la recherche des origines d’un tel rapport au texte, puis à la définition des conditions de son écriture, le texte nous emmène sur un chemin de possibilité et de circulation en dehors des dualismes et catégories bornantes.

« Écrire pour moi est à propos de désapprendre. Et désapprendre plus que tout ce que je ne sais pas que je sais.
Désapprendre a quelque chose à voir avec tout ignorer
Désapprendre n’a rien à voir avec tout ignorer.
L’ignorance que l’on retrouve n’est pas la même que celle que l’on a perdue. » L.D.

Le texte est manifeste. Il définit un rapport clair de l’autrice à l’écriture et aux fonctions dont elle l’investit. Il est une invitation aux lecteur·ices à regarder et à arpenter, s’iels le souhaitent, ce possible de l’écriture. Il vibre en écho avec d’autres écritures contemporaines.

« J’écris depuis tout ce qui rampe le long de mes nerfs, de mes tendons, de mes muscles, de mes os, en hurlant, en riant, en mourant, en naissant, en renaissant. » L.D.

Car Le lieu de l’écrit est également manifeste en ce qu’il met à jour les liens tissés dans la pratique de l’autrice entre le corps et l’écriture, l’écriture comme une pratique du corps, d’un corps qui performe le texte, plutôt qu’il ne l’écrit.