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Le lieu de l’écrit


de Louise Desbrusses.
16,5 x 12,5 cm, 20 pages,
100 exemplaires.
Editions les murmurations, 2026.

Le lieu de l’écrit est une suite de constats numérotés. Allant de la description de sa situation d’écriture à la recherche des origines d’un tel rapport au texte, puis à la définition des conditions de son écriture, le texte nous emmène sur un chemin de possibilité et de circulation en dehors des dualismes et catégories bornantes.

« Écrire pour moi est à propos de désapprendre. Et désapprendre plus que tout ce que je ne sais pas que je sais.
Désapprendre a quelque chose à voir avec tout ignorer
Désapprendre n’a rien à voir avec tout ignorer.
L’ignorance que l’on retrouve n’est pas la même que celle que l’on a perdue. » L.D.

Le texte est manifeste. Il définit un rapport clair de l’autrice à l’écriture et aux fonctions dont elle l’investit. Il est une invitation aux lecteur·ices à regarder et à arpenter, s’iels le souhaitent, ce possible de l’écriture. Il vibre en écho avec d’autres écritures contemporaines.

« J’écris depuis tout ce qui rampe le long de mes nerfs, de mes tendons, de mes muscles, de mes os, en hurlant, en riant, en mourant, en naissant, en renaissant. » L.D.

Car Le lieu de l’écrit est également manifeste en ce qu’il met à jour les liens tissés dans la pratique de l’autrice entre le corps et l’écriture, l’écriture comme une pratique du corps, d’un corps qui performe le texte, plutôt qu’il ne l’écrit.



Installation Le lieu de l’écrit,
avec la participation d’Emmanuelle Becquemin, Mathis Berchery, Léa Boisset, Sandrine Cnudde, Frédérique Cosnier, Séverine Daucourt, Sixtine Dubly, henri Duhamel, frédéric dumond, Estelle Dumortier, Frédérique Germanaud, Fred Griot, Sasha Jouot, Lila Lakehal, Margaux Lallemant, Aurélie Olivier, Virginie Poitrasson, Hortense Raynal et Esther Salmona.

Conception: Camille Boisaubert et Louise Desbrusses
Menuiserie: Atelier Leherpeur

présentée lors du salon (Made Anywhere), septembre 2026