Transat’ 4
avec Anada Werner, Gabriel Gauthier, Jared Daniel Fagen, Hannah Brooks-Motl, Virginie Poitrasson, Grégoire Sourice, Michael Nardone, John DeWitt, Aki Yamouridis, Eleni Sikelianos, Limited Connection Collective, Béatrice Trotignon, Brendan White, Elsa Boyer, Tilghman a. Goldsborough, Maya Vitalia, Latif Askia Ba, Chris Cyrille-Isaac, Noah Truong, Alex J. Cope, Rachel Galvin, Camille Bloomfield, Laure Gauthier, Heather Green.
Rédacteur en chef: Léon Pradeau
Éditrices invitées: Maud Bougerol, Kai Ihns
18 x 13 cm, 78 pages,
200 exemplaires.
Editions les murmurations, 2026.
“This issue is throughlining the body. Sans savoir tout à fait dans quelle langue nos corps existent.
What slogans accumulate around our body and shape it? À travers les corps des langues du pouvoir, les langues. Life set in corporate motion. Respond to the motion. Accuser : réception.
[...]
Corps flottants des langues qui n’existent qu’ensemble. Mémoires = embraces. Paris très vieille et toujours belle or so we’ve heard.
C’est quoi le miroir des langues l’épreuve de l’étrangèr·e qui vit chez toi ? Réponse dans le couloir.
The island is the limit, not the sky. Conversant les bateaux from the passage. Bodied in dirt & grit: on est ensemble, création de familles souterraines, galerie: putois.”
(extraits de l’édito de Transat’ 4)
Vous pouvez également vous abonner pour recevoir les deux prochains numéros.
“Le collectif est l’horizon de la revue : Transat’ est avant tout une matrice de rencontres.”
extrait de l’entretien
La revue Transat' : "À son échelle modeste, Transat’ existe pour rappeler que toute langue, toute culture, est poreuse" de Johan Faerber avec Léon Pradeau et Camille Boisaubert pour Collatéral







Photo: Camille Leherpeur
Dans la maison / Dans l’idée
de Tancrède Rivière
22 x 17cm, 16 pages,
éditions les murmurations, 2025.
C'est toujours comme ça
au début
vous croyez que quelqu'un
c'est un corps
Vous êtes dans la maison
vous voyez un corps
vous dites : c'est quelqu'un...


Éros-phyton
Matrice poétiquede Maya Vitalia
17,5 x 19,5cm (format paysage), 142 pages,
éditions les murmurations, 2025.
Fantasque. Facétieuse. Insolente. Éros-phyton, matrice poétique est herbier textuel et grimoire de poésie.
Elle se dit éroto·lexico·mélo·mane. Ou joueuse magequi fait finement déborder, du texte, le texte. C’est ainsi qu’elle résiste aux contextes mortifères. Qu’elle vit sa vie, sexuellement agreste et parlant botanique – en amitié avec Virgile, J. Bosch, Pline l’Ancien, Emily D. et tout un bestiaire à plume hétérogène, transhistorique, inter·sex·text·ualisé, voire name droppé.
Depuis longtemps collectionnée avec une extraordinaire lenteur, de la façon spontanée (car mieux valait dickinsonner), au hasard de rencontres heureuses, idiotes – au sens grec – et inactuelles : herborisant.
Manière de survie sensitive dans la ville.
À contre-poil des écritures urbaines, mais aussi scientifiques.
Naturellement sensible à la nature, sans étiquette « éco », la voilà, tout à coup, actuelle ! Fondue Décor Vert TM(à fond vert & trucages).
Mais la poète, demeurée idiote par extension, reste « étrangère à un métier, ignorante »…
Elle se soucie – autodidacte en poésie, ne sachant ni le latin ni le grec – de ramatrier sa poétique en matrice, du latin mater.
Coupant la prose, Thanat-phyt (l’irritante, la riante : Parque) fait poésie, sous les auspices hypersensuels & ultraponctués d’Éros-phyton (l’hypnotique).
Elle coupe dans l’expérience de lecture, dans le document, la syntaxe, l’idée, le mot, sa chair-signe et son, leurs multidimensions… Densifiant sens et sens, dépliant des possibles.
Apparaissent mots étranges, étrangers, archaïques, d’argot, et même grossiers – entre étonnants collages, événements du langage et de la pensée –, pour le plaisir.
(Qui n’appartient pas aux nantis.) Pour la joie du texte. Et la méta-poésie.
Éros-phyton, matrice poétique est le premier livre de Maya Vitalia.
Un extrait en est publié dans le numéro 6 de la lettre-revue niqui causse (Éric Pesty Éditeur).
Ses textes ont été donnés à lire tardivement. Depuis 2023, des morceaux d’un deuxième projet (long poème narratif) sont parus dans les revues Nioques, Ouste, Catastrophes, Teste véhicule poétique, Vif, L’Intranquille, Papier Machine. Et bientôt L’Alcoolisme, Monologue et Catastrophes (version papier).
“... s'y déploie [...] une forte singularité, qui fait que ce livre, on ne l'avait encore jamais lu.”
Christian Rosset, Terrain vague #53, Diacritik
“Elle les coupe, découpe, détache leurs syllabes, en soustrait des greffons, s'adonne aux boutures, insuffle une rythmique particulière à ses vers afin de donner plus de vigueur à ce grimoire magique”
Jacques Josse, Notes de lecture, remue.net
“Cet étonnant herbier textuel et intertextuel qui dialogue avec Ponge, Roche, Roubaud, etc., offre une subtile réflexion métapoétique.”
Fabrice Thumerel, News du dimanche, Libr-critique.com
“Maya Vitalia explore la flore avec des phrases sonores où assonances et allitérations pullulent [...], convoquant tous les sens [...], jouant de mots [...]”
Florent Toniello, Chroniques-minute, Accrostiches
“C'est difficile de parler de ce livre parce que c'est une sorte de grand poème autour, comme le titre l'indique, de l'érotique des plantes, [...] la jouissance du langage à travers la connaissance et l'observation des plantes.”
Guillaume Cingal, chaîne YouTube Tanneurs Quarante-Cinq, "Je range mon bureau" no 127
“il y a dans cette scissiparité des mots quelque chose d'un coït fertile en progéniture – un genre de méiose linguistique perpétuelle”
Alexander Dickow, Parutions, Sitaudis
“Un premier livre déjà abouti” et qui “ne manque pas d'humour”. “Qualité innovante certaine”... “S'il y avait un prix dans ce domaine, ce livre l'aurait !”
Françoise Favretto, Chroniques critiques, L'Intranquille #29, Atelier de l'agneau Éditeur
“Un livre qui, comme m'avait dit naguère Jude Stéfan à propos de l'un de Pierre Alferi, "sort de la masse".”
Bruno Fern, Facebook (novembre 2025)




Cahier 58
d’Y.M.
16,5 x 12,5cm, 232 pages,
éditions les murmurations, 2025.
Bibliothécaire, Y. M. passe ses journées au milieu des livres. “Sans cesse sollicité par l’attrait irrésistible du plaisir de la lecture”, il note sans cesse épigraphes et citations, puis les agence. De ce montage, naît un ouvrage aux sens de lectures multiples qui allie des pensées d’époques et de lieux différents. De la France contemporaine aux États-Unis du XXe siècle en passant par la Grèce antique, idées d’auteur.ices, de réalisateur.ices ou même de peintres sont convoquées pour donner à lire un condensé d’espoir et de rêverie. D’horizons divers et regroupées ici, ces épigraphes constituent un “texte idéal, utopique, composé de citations”.
Comme on regarderait les étoiles, ce livre organisé en constellations permet au lecteur de circuler librement à travers les mots et peut-être de tomber sur une phrase qui fera écho en lui, comme ça a été le cas pour Y. M.




tails/tales
de Tuna Mess
22 x 14cm, 6 pages,
en partenariat avec Ginger productions.
éditions les murmurations, 2025.
Tails/Tales accompagne la création scénique éponyme de Tuna Mess, en collaboration avec le pianiste Martin Pérénom.
Tuna Mess y raconte sa transidentité à travers la figure du thon et ce qu’elle partage avec lui: une queue. De l’insulte misogyne à la boîte de conserve, le poisson est partout au service d’une nouvelle interprétation du mythe de la sirène.
Photo: Louise Nix
